Faada Freddy – Crest Jazz Vocal 2015

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Sur la scène du Crest Jazz Vocal, à la nuit tombée, Faada Freddy et son orchestre humain ont une élégance rare. Je comprends que la turgescence vocale qui apparaissait déjà sur l’album « Gospel Journey » prend tout son sens en live. Une chanson comme « Letter to the Lord », par exemple, qui par son essence nous transporte et nous transcende.

Faada révèle une multitude de voyages et d’épopées. Il se livre à nous, en chantant, le coeur au ventre. Le chanteur sénégalais possède, en filigrane, dans le creux de sa voix, pléthore de tranches de vies vécues.

Entouré de cinq humains organiquement musicaux, le body drummer Michael Désir, la basse vocale Jean Marie Marrier, les voix de Manu Vince, Philip Aglaé et de la reine Gisela, c’est la « kiffologie active » à l’état pur ! Les voix puissantes, les tapements de
poitrines et de paumes de mains chorégraphiées nous parlent de l’âme.

« Tout le monde chante ce soir ! » lance Faada à la foule. Jamais l’adjectif « Vocal » que met en exergue le festival n’avait pris autant de sens que ce soir.

Des frissons parcourent le public. Tout le monde se met debout, danse, chante, tape des mains, dans une église musicale à ciel ouvert (Et quel plaisir de voir ce public enfin debout !)

Tout à coup, le clocher et la tour de Crest éclairés au loin, deviennent les vitraux flamboyants d’un temple dédié à l’amour qui sera notre foyer jusqu’à la transe, jusqu’à l’extase, jusqu’au dernier moment.

Photos : Alice « AL » Rouffineau

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